109 avenue Roul Talence - Bordeaux - Campus Peixotto
le lundi 25 août 2025
Résistances et écologie décoloniale face à l'extractivisme prédateur
Lundi 25 août – 9h30 à 16h
Bâtiment A22 R+1 Salle 102
Module
Convergence et construction d’initiatives communes / Stratégie des mouvements
Écologie / Environnement / Climat
Solidarité internationale / Altermondialisme
Nous analyserons l’extractivisme dans une perspective décoloniale, anticapitaliste et internationaliste en faisant la lumière sur le rôle des lobbys et des accords commerciaux - dans ses violences - et en valorisant les résistances locales et les alternatives pour une écologie radicale et solidaire.
Face à l’extractivisme et à ses logiques prédatrices, ce module porte une lecture décoloniale, anticapitaliste et internationaliste des résistances en cours. D’Abya Yala (Amérique Latine) à l’Afrique en passant par l’Europe, l’exploitation minière, pétrolière et agro-industrielle continue de ravager les territoires, d’empoisonner les écosystèmes et de violer les droits humains.
Nous analyserons le rôle des multinationales et de leurs lobbys (numérique, de l’armement, de l’énergie, etc.) et des accords de libre-échange dans la perpétuation de ces violences, justifiées par le mythe d’une « transition verte » ou l’injonction au « développement ».
À partir de témoignages et d’expériences de terrain, ce module mettra en lumière différentes luttes locales et les alternatives portées par les communautés. Pour comprendre, s’inspirer et tisser un maillage puissant de solidarités, vers une écologie décoloniale qui ne sacrifie ni les peuples ni le vivant.
Porteurs d'activités
- Association GUAYUSA
- Association Génération Lumière
- Attac France
- bilaterals.org
- France Amérique Latine
- TEJE (Travailler Ensembles Jeunes et Engagé·e·s)
- Terrafrik
Intervenant⋅e⋅s
- Marie-Paule MURAIL (Attac France)
- Monica VARGAS (bilaterals.org/GRAIN), s’intéresse aux impacts des sociétés transnationales et des accords de libre échange, aux complexes militaro-industriels, à la dette écologique et à la souveraineté alimentaire dans les pays du Sud. Bolivie, basée à Barcelone.
- Carla L WAYAR, activiste sociale, elle fait partie du collectif de femmes anti extractivistes de la ville de Jujuy, Argentine. Elle travaille au Centre Scientifique Technologique : CITTED CONICET Université de Jujuy et prépare actuellement un doctorat sur l’extractivisme des mines de lithium en Argentine, en Bolivie et au Chili à l’université de Buenos Aires.
- Kankuana CANELOS, originaire du peuple Kichwa Sarayaku de l’Amazonie équatorienne. Journaliste pour le média Mullu.TV. Actuellement étudiante en communication à l’Université étatique amazonienne d’Équateur, Kankuana travaille principalement dans ses enquêtes sur le genre et le territoire.
- Uber GUALINGA, originaire du peuple Kichwa Sarayaku d’Amazonie équatorienne, Cinéaste pour le média Mullu.TV. > une communauté de cinéastes, de journalistes, de chercheur·euse, d’artistes, d’activistes et de défenseur·euses engagé·e·s dans la co création audiovisuelle dans les luttes pour la défense des droits de populations autochtones et racisées en Abya Yala.
- Hélène ROUX, membre du bureau de FAL – France Amérique Latine
- Mama NJIKAM de Terrafrik Cameroun, organisation de solidarité internationale qu’inscrit son action dans une approche décoloniale du développement, en valorisant les savoirs locaux, la souveraineté des communautés et leur pouvoir d’agir.
- Alpha Idy Balde, Coordinateur national de Terrafrik Guinée, Professeur d’histoire à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia à Conakry, Fervent défenseur du développement durable et de l’engagement citoyen. Passionné par la vie associative, il incarne une nouvelle génération d’intellectuels militants, ancrés dans les réalités locales et ouverts aux dynamiques internationales.
- Un·e représentant·e de StopMines 87 (sous réserve)
- Un membre de solidarité Kanaky 33 (sous réserve)
- Les membres des structures organisatrices.
Objectifs
apports de savoirs théoriques
échanges de savoir-faire et d’expériences
convergence et construction d’initiatives communes
PARTIE 1 / L’EXTRACTRIVISME : SES MECANISMES ET SES CONSEQUENCES NEFASTES [9h30 12h30]
Temps 1 / Généralités sur la géopolitique extractiviste et les impacts du néolibéralisme (En nom de la souveraineté, de la transition énergétique et de la guerre).
Temps 2 / L’extractivisme en carte : incarner les mécanismes et ses conséquences néfastes (Sur une carte carrée qui se transforme en losange et qui peut être tessellée à l’infini, comme les résistances).
PARTIE 2 / CONTRE L’EXTRACTRIVISME : UNE DIVERSITE DE MOYENS DE LUTTES ET DES PERSPECTIVES A CONSTRUIRE ENSEMBLE [13h45 16h15]
Temps 1 / World café inversé des moyens de lutte ! (Avec des invités d’ici et d’ailleurs).
Temps 2 / Analyse collectif des formes de mobilisation contre l’habiter colonial. (Comment désobéir à l’ordre mondial ?)